La Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) ainsi que de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) entre en grève demain pour deux jours. Cette grève des enseignants couplée de celle de tous les travailleurs du Togo n’est pas la première. Les agents de la santé, ceux du ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, pour ne citer que ces secteurs, ne cessent de défrayer la chronique depuis ces dernières semaines. Au moment où le SYNPHOT, le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo est en trêve pour une campagne de vaccination, c’est la CSET et la STT qui vont en grève cette semaine.
La CSET, il faut le rappeler, était en grève depuis la rentrée scolaire 2017-2018 pour des revendications essentiellement liées à la question du statut particulier de l’enseignement et des primes. Il a fallu plusieurs mois de grève et perturbations des activités pédagogiques pour que le gouvernement mette en place une nouvelle commission pour étudier les doléances posées par les syndicats de l’éducation, mais aussi tous les problèmes de façon globale concernant le système éducatif.
Depuis deux semaines que les travaux ont débuté dans ce nouveau groupe de travail, il se passe toujours un simulacre de dialogue de sourds qui peine à trouver une solution. En effet, il s’est installé un mur d’incompréhension entre syndicats et autorités au sujet de l’ordre du jour des travaux. Selon le gouvernement dont un membre est le président de ce Groupe de Travail, l’approche globale des problèmes de l’éducation doit être abordée à partir des besoins en infrastructures scolaires, en personnels enseignant et d’encadrement, en matériels didactiques avant d’aborder la question du budget alloué à l’éducation sans lesquels le sujet relatif aux primes ne saura être abordé.
Les fédérations syndicales de l’éducation et la CSET pour leur part demandent à ce que le gouvernement respecte la parole donnée et sa promesse qui voudraient que les discussions commencent par la question des primes comme notifié dans les recommandation du Conseil National du Dialogue Social (CNDS) et dans plusieurs courriers du gouvernement adressés aux fédérations syndicales. Pour la CSET et les autres fédérations syndicales, la seule question qui est aujourd’hui à l’origine des grèves répétées dans l’éducation reste et demeure la question des primes et du statut particulier de l‘enseignement dont la résolution est promise par le gouvernement avant la dernière rentée scolaire.
A leurs dernières AG synchronisées de samedi dernier, les enseignants dans leur majorité ont proposée au bureau national de la CSET une grève de quatre jours à compter de demain mardi après la lecture du compte rendu de la dernière séance des travaux de la commission. Les dernières informations confirment que le mot d’ordre de grève serait déposé ce matin au cabinet du ministre en charge des enseignements primaire et secondaire et de la formation professionnelle.
La STT qui regroupe tous les agents de l’Etat y compris les enseignants appelle aussi à une grève de 48 heures qui débute le mercredi, 21 février 2018. Les revendications de la STT tournent autour de trois points :
– Le doublement de la valeur indiciaire ;
– La réinstauration de l’indemnité de départ à la retraite et l’apurement de ses arriérés à tous les retraités (y compris ceux partis depuis le 1er janvier 2011).
– L’élaboration, l’adoption et l’application de tous les statuts particuliers identifiés par la loi portant statut général de la fonction publique ainsi que l’application intégrale des statuts des corps habillés (police, sapeurs pompiers, pénitenciers, et militaires).
Il faut bien préciser ici que tous ces points étaient restés en suspens depuis avril 2015.
Si les syndicats de l’éducation sont déjà autour d’une table de discussions avec le gouvernement, il n’en est pas encore le cas avec la STT et les autres secteurs.
Abdel G.
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